L’incendie catastrophique qui a ravagé à Crans-Montana, une petite localité dans les montagnes de la Suisse romande, a profondément bouleversé les esprits. Isabelle Varone, une volontaire qui habite à proximité, raconte comment elle vit la situation :
« À la suite du drame de Crans-Montana, je voudrais donner un message d’Espérance !
J’habite en Valais, dans la région.
Evidemment que nous avons été très choqués par ce qui est arrivé à ces jeunes et à leur familles mais dès le 1er janvier, un élan de prière et de solidarité s’est levé de toutes parts.
Des chapelets, des messes, des moments de recueillements interconfessionnels, une neuvaine de prière ont eu lieu dans une vingtaine de villages. La télévision suisse a même diffusé une messe sur les 3 chaînes nationales, ce qui est très rare actuellement.
L’évêque s’est tout de suite déplacé à Crans-Montana pour célébrer des messes et d’autres religieux réformés ou d’autres confessions sont venus prier ensemble.
Après un appel des médecins, beaucoup de personnes donnent de leur sang pour pouvoir soigner les grands brûlés. Un homme qui a donné son sang a dit : « Comme nous avons des enfants du même âge, nous faisons ce que nous pouvons pour soutenir ces parents. »
Le président du gouvernement valaisan a parlé plusieurs fois avec grande émotion et beaucoup d’empathie envers les victimes et leurs proches. Le présidents de la confédération à même cité St-Augustin dans son discours, ce qui témoigne également de sa foi !
Le grand-père d’une victime âgée de 16 ans a dit : « En toutes les circonstances, même les plus tragiques, nous devons, avec la Grâce de Dieu, rester confiants. Un souffle de confiance, de solidarité et de fraternité a touché la Suisse et d’autres pays. Il y a eu une prise de conscience, que sur cette terre, nous ne sommes que des pèlerins. J’ai la certitude que, dans les cœurs des personnes blessées et des familles qui ont perdu un enfant, la révolte passagère se transformera en miséricorde et en amour pour Dieu qui les aime et guérit les cœurs blessés. »
Enfin, lors de la cérémonie d’adieu, une jeune fille qui a pris la parole a terminé en disant : « On ne peut pas ajouter des jours à la vie mais de la vie aux jours. »
Voilà des signes d’Espérance que je voulais vous faire arriver pour nous encourager et nous soutenir dans notre vie de mission de révolution d’amour pour Dieu !
Isabelle Varone »


Une contribution d’Isabelle Varone. Les photos sont de Gabrielle Siggen.